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Amandine Chapuis
americ_chapuis@yahoo.fr

Le récit édité chez Transboréal

 couverture.jpg

 

Au coeur de l'Inde

4400 km à pied du Kerala à l'Himalaya

 

 

ed. Transboréal

Paru en 2009

 

Le parcours détaillé

Itinéraire sur Google Maps au jour le jour...

18 janvier 2006 3 18 /01 /janvier /2006 14:26

Marcheurs depuis bientot trois mois. Trois mois de "high way", "beach road", et autre "short cut" a travers la "jungle"! Trois mois pendant lesquels, klaxons et ordures, palmiers et paradis perdus, sont devenus notre quotidien. Trois mois sans touristes... du moins les "blancs".

Depuis Mangalore, nous arpentons la cote ouest de l'Inde. Dores par un soleil d'hiver (de 25 a 35 degres tout de meme), leches par la mer arabique, et revigores a la noix de coco ou le sucre de canne, nous n'avons pas perdu notre condition de marcheurs! Trekkeurs, nous avons decouvert des plages oubliees, comme celle dont je tairerai le nom, ou une hutte sur pilotis, peut accueillir le voyageur chanceux qui la decouvre! Petit Robinson, nous devenons Crusoe avec notre papaye comme dejeuner. Et perches sur notre terrasse en bambou, nous savourons toute une journee, le parcours du soleil, terminant comme nous, dans la mer!

Les plages desertes, et les petits ports de pecheurs du Karnataka ont laisse place aux plages frequentees de Goa. Le contraste est saisissant tout comme celui du tourisme international avec celui indien! En effet, des kilometres de "peaux-rouges" sur transats alternent avec des metres de concentres de touristes indiens venus faire un tour de bateau! Les tetons blancs sont de sortie, alors que les femmes indiennes se baignent en sari!  Au milieu de cette faune touristique variee, nous ne devons pas passer incognito non plus! Foulant ces derniers kilometres de plage, nous nous sentons un peu perdus; les "resorts" ont envahi les plages et des enfants se deguisent pour se dehancher, au rythme du tambour de leur mere, face a des touristes qui essayent d'eviter leurs regards. Les menus traduits en russe pour satisfaire cette clientele au portefeuille bien rempli, ne font que nous perdre un peu plus! Sommes nous toujours dans la marche indienne?

Sur ces terres de hippies en mal de spiritualite, voici du tourisme de masse avec tout ce que la masse a de deplaisant! Certains soixante-huitards ont survecu, et continuent de vivre dans de petits ilots fermes, en en faisant le moins possible, entoures de jeunes venus chercher du reve…

Face a ces spectateurs de la vie, nous nous sentons acteurs de la notre! Marcher, c’est aussi cela: devenir acteur. Si le paysage defile sous nos yeux, c’est que nous avancons. Parkes dans ces bolides qui nous depassent a 100 km/h au dessus de la vitesse autorisee, que voient ces touristes a travers leur vitre? Le deroulement d’un film en vitesse acceleree ? Et meme si le film est bon, cela n’empechera pas certains de s’endormir devant!

Parfois, on nous prend pour des  pelerins:

-  “Are you going to Sabarimala” (un lieu de pelerinage tres repute qui deplace des centaines de milliers d’indiens, pour le dieu hindou Ayappa)

- “ No, to Himalaya!”

Et finalement nous nous sentons un peu pelerins; pas d’un Dieu, d’un pantheon, ou d’une religion, comme ceux croises sur notre chemin, mais de toutes les religions! Notre marche prend alors une autre dimension … nous devenons queteurs d’une meilleure comprehension de la diversite de notre monde… 

 

Ainsi, quand on nous demande: “why this sacrifice?”, il faudrait pouvoir repondre tout cela! Mais en substance, nous sommes marcheurs pour ne pas etre touristes… 

(… du moins pas ceux la! Bien entendu, il existe des touristes moins caricaturaux que ceux decris ci-dessus!)

 

Topo Kilometrique: 1586 Km

Topo Cadeaux des peres et meres noel: un tres grand merci! Vous pouvez continuer!

Topo grand concours: depechez-vous il va y avoir la correction!

Ecrit par Amandine a Colva beach (a 30 Km de Panaji dans l'etat de Goa)

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16 décembre 2005 5 16 /12 /décembre /2005 13:30

Un matin ordinaire en Inde sur la route de la Marche Indienne, c'est un eveil progressif des 5 sens dont la nature nous a pourvus, et qui nous permet de "sentir" l'environnement que nous traversons et frequentons jour apres jour...

Les incantations religieuses, provenant du temple hindou tout proche, des 5h du matin, en guise de reveil matin, c'est toujours plus doux qu'une sonnerie de portable qui vous sonne a 30 cms de l'oreille... Ou encore, ces reveils rythmes par les bruits de la vie sauvage, tel un elephant qui barrit au loin, un gaur (le plus grand des cervides du sous continent indien) poussant son cri caracteristique, ou ces singes se disputant les premieres nourritures du jour... Ou meme, ces simples bruissements de feuilles, synonymes de vent ou de passage d'un animal, dans ces forets d'eucalyptus, de silver oak, de bois de santal ou de teck.

Notre horaire de reveil, cale sur celui du jour, nous permet de profiter de cette luminosite naissante, tel ce matin-la sur le lac de Pykara, entre Ooty et Gundalur, ou la lumiere perce la brume en ce matin plutot froid... Ou, plus tard dans la journee, au gre des rencontres, nous pouvons mesurer l'etendue du panel des couleurs, a travers les saris que portent a merveille les femmes indiennes, ou bien encore ces etendues de couleurs infinies sur les marches, tel celui de Coonoor.

Notre marche, agrementee de petites pauses "gourmandises", nous permet de reapprendre a savourer un verre de jus de fruits frais, un simple fruit croque a pleines dents, telle cette papaye a Belur, ou meme un simple cool drink, meme si pas toujours tres cool, la faute aux incessantes coupures d'electricite. Et que dire de ces moments de bonheur gustatif, lorsque, face a un plat de dosa, puri ou autre, agremente de sauce sambar, de chatney, nos yeux doivent trahir notre bonheur de manger apres 15 ou 20 kms de marche... ce qui fait toujours rire a pleines dents les indiens, impressionnes de nous voir manger de tout, comme eux, a la Indian Style (main droite)... Et tout cela sans parler du fameux the indien, le tchaia..., ou meme, plus surprenant, de ce verre de vin rouge Cabernet accompagnant notre diner a Gundalur...

Mais la marche indienne, c'est aussi cotoyer les odeurs plus ou moins agreables en debut de journee, apres un petit dejeuner plus ou moins copieux. Les egouts a ciel ouvert sont legions en Inde, qui n'a sans doute pas encore pris conscience du probleme... Et le probleme est de taille dans un pays de plus d'1 milliard d'habitants!!! Ou encore ces decharges sauvages, ou les mendiants se battent avec les cochons sauvages, a la recherche de quelque chose a manger... Mais, l'odorat est, -heureusement !-, agremente de saveurs plus festives pour le nez: odeurs de plats cuisines que nous nous amusons a reconnaitre a chaque coin de rue, odeurs d'eucalyptus, de citronelle, coriandre, ou meme ce parfum de vanille dont nous nous sommes remplis les cavites nasales dans ce local ou elle sechait...

Enfin, se changer le soir avec notre vetement de rechange, ceci apres une bonne "douche", plus ou moins chaude, sentir la chaleur de notre sac de couchage dans cette nuit glaciale, lorsque nous avons dormi dans cette Boat House (aux vitres cassees) par une nuit a -3C sur les bords du lac de Pykara, ou encore se faire serrer la main par un indien a qui on semble avoir apporte un rayon de soleil le temps d'une soiree ou un debut de journee... 

ecrit par Eric a MYSORE

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21 novembre 2005 1 21 /11 /novembre /2005 23:00

- What is your name ?

C'est la question par laquelle tout commence. Tout fraichement sortie des livres d'anglais, sur les chemins d'ecoliers. Tout commence et parfois tout finit... car l'identification est suffisante en Inde; il suffit de se rappeler de la classification en caste de la societe indienne abolie en theorie a l'independance mais toujours vivace dans les esprits. Tout aussi frappante est la facon de se presenter: nom, profession, caste en option, et religion... l'art du CV pour exister!

- What is your name ?

Cette question revient comme une rengaine. On la chuchote par ici avant qu'une frimousse se lance, avec la plus grande concentration. Un gamin nous la crie depuis l'autre versant de la montagne, tandis qu'un autre court a notre niveau pour nous la divulguer! La reponse suscite le gloussement des jeunes filles, ou une empoignade avec Eric pour les plus caids! Les parents font du coude a leur rejeton pour recevoir ce mot si cher a leurs oreilles, et pourtant si dur dans leurs bouches! Une chose est sure: notre difference attire, et attise une saine curiosite. L'echange d'un sourire, accompagnant ces futiles rencontres, leur donne plus de sincerite, et de force. Nous marchons ainsi vers le prochain sourire... plus ou moins dente!

- What is your name ?

Question suffisante donc... mais parfois seulement necessaire a un ensemble de trois interrogations qui s'enchainent a merveille, et aussi surement que le trident accompagne Shiva, symbolisant le triptyque de l'hindouisme (pantheon compose des trois dieux Shiva, Brahma et Vishnou).

- What is your name ? Where are you coming from ? Where are you going ?

Pour susciter un peu plus de reaction, nous nous amusons parfois a remplacer les reponses attendues: "France" et le village vise, par "Kanyakumari" et " Himalaya". Ce a quoi la majorite a l'air de repondre: "ah d'accord" en dodelinant de la tete pour approuver avant de reprendre leur activite. Quand les yeux et les bouches s'arrondissent... c'est alors que se produit, un autre type de rencontres. La derniere en date s'apelle Nagoo. Intrigue par notre histoire, il nous recueille sur le bas cote de la route, a la descente de son bus scolaire. Il nous ouvre sa maison, installee au milieu d'une plantation de the; ses parents sont des travailleurs et ne sont pas encore rentres des champs. Le pere de Nagoo s'appelle Ganesh, et comme son nom l'indique (c'est l'un des dieux hindous) il est hindou, et appartient a la plus haute caste. Ganesh "a fait un mariage d'amour" avec Mary, chretienne bien entendu, et de basse caste, brandissant ainsi tout les interdits culturels indiens: mariage encore tres souvent arrange au sein d'une meme caste, et d'une meme communaute religieuse.

A la tombee de la nuit, ils rentrent chez eux, et nous decouvrent, discutant confortablement avec leur fils. En nous voyant, ils nous expriment leur joie en nous disant qu'ils souhaiteraient avoir des surprises comme celle la tous les soirs en rentrant du travail! A peine rentree, Mary se glisse dans sa cuisine, son sourire solidement accroche aux oreilles! Je la suis, rapidement rejointe par les voisins attires par cette providence d'un soir. Nagoo joue les traducteurs dans le salon, entre le Malayalam et l'anglais qu'il apprend seul, tous les soirs, avec ses livres, la BBC et un dico. Pendant ce temps, le voisin, nouvellement "Christopher" depuis sa conversion au christianisme, fait de meme dans la cuisine, entoure par les voisines qui m'assoment de questions sur nos habitudes en France.

- non, je ne porte pas de grosse boucle d'oreille en or.

Christopher m'explique, qu'ici, les femmes les plus pauvres, mettent des fortunes dans leurs bijoux pour faire croire en une richesse, d'autant plus amputee pour plusieurs annees.

- oui, en France nous mangeons du riz mais pas de chapatti, plutot du pain.

Christopher nous depeint un tableau assez sombre de ce Kerala que tous nous decrivaient comme idyllique pour son climat, ses collines verdoyantes et ses lacs. Ici, on parle salaires et cours du the. Or, ce dernier est bas, et les proprietaires refusent de payer les 100 Roupies (2 euros) journaliers qu'ils payaient autrefois. Aujourd'hui, une journee de travail se paye 50 Rs!

Dans la penombre de la cuisine eclairee uniquement par le feu du foyer, les dents blanches de Mary continuent de rayonner! Elle nous mijote un curry (melange de legumes, noix de coco, et epices) pour accompagner des Puri (sorte de galettes qui se distinguent des chapatti, par leur cuisson a l'huile et non sur une plaque). Nous nous regalons et nous endormons, convaincus d'etre en route vers le coeur de l'Inde!

TOPO kilometrique: 558 Km

Il nous reste encore des milliers de kilometres a parcourir, des centaines de rencontres a faire, et ainsi encore des dizaines de questions desarmantes...

- what is your cast?

- what do you think about Jesus Christ?

- ...

ecrit par Amandine a MUNNAR

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14 octobre 2005 5 14 /10 /octobre /2005 22:00

Chennai (Madras)

Nous voici a Madras! 35 heures de train seulement, soit 2 nuits et une journee ponctuees de nombreuses propositions de "chai" (the), "coffee" et autres gourmandises indiennes. Nous faisons aussi la connaissance de 2 indiens avec qui nous evoquons quelques questions de politique... ils considerent que la dynastie Ghandi a assez dure, parlant meme de "monarchie"! Pourtant, ils votent pour le parti du Congres re-forme depuis peu autour de Sonia Ghandi (la femme de Rajiv, lui meme fils d'Indira). Le premier ministre, un sikh du parti du Congres ne serait qu'un pion de Sonia Ghandi! Et la perspective d'une femme etrangere (elle est d'origine italienne) a la tete du pays ne semble pas les enthousiasmer... Nous evoquons aussi la situation des intouchables, aujourd'hui favorises par une loi de quotas type "discremination positive" afin de leur redonner une place dans la societe indienne; la encore, l'etudiant d'une haute caste, comme le cadre d'une boite de developpement d'energie nuclaire, ne l'apprecient peu. D'apres eux, on a plus de chances aujourd'hui lorsque l'on est intouchable que membre d'une haute caste! Cela est bien sur, un avis tres partisan qu'il faudrait pouvoir moderer... mais pas d'intouchable dans cette 2nde classe indienne (il y avait 5 classes differentes dans ce train) pour en parler! Notre arrivee a Madras est saluee par la pluie.

Madras, 4eme ville indienne, et 1ere du sud de l'Inde. Cette ville n'est pas differente des autres en bien des points. Seule la roublardise y est peut-etre un peu moins developpee qu'ailleurs! La ville en Inde est etouffante, bruyante et puante, mais surtout grouillante! C'est cela peut-etre qui la rend attirante: chaque instant est rempli de vie mais aussi de mort et de maladie; les couleurs vives nous emerveillent, tout autant que le gris poussiereux des lungi (bout de tissu passe entre les jambes puis noue autour de la taille) nous attriste. Nous avons choisi de la decouvrir a pied... pour se mettre un peu dans le rythme de notre future marche, et ceci en depit du fait que l'on n'aime vraiment pas marcher en ville... trop polluee, trop encombree! Mais, les indiens n'ont pas l'air de comprendre ce choix de locomotion... qu'eux memes n'utilisent peu. Regulierement un rickshaw s'arrete nous proposant de nous vehiculer, parfois nous conseillant de faire attention, voir meme nous supliant de monter! c'est risible et parfois irritant. Rien ne laisse indifferent ici, et c'est peut etre ce qui me plait... les sens sont en eveil, quitte a parfois nous deranger, ils nous stimulent! Cette description de la ville peut effrayer, et en effet, la ville dans l'ensemble nous assomme, mais elle attise aussi en nous des emotions, qui ne sont pas de l'ordre du beau ou du moche (l'esthetisme), mais plutot du sensoriel. J'aimerais y ajouter le spirituel mais jusqu'a maintenant, les dieux hindous, jains, ou chretiens (ici les images de jesus en beau et jeune garcon s'etalent comme une publicite) me laisse perplexe avec leurs images kitches et decolorees. Quant au coeur, il est pour l'instant moins sollicite que le porte-feuille... a suivre!

 Depuis notre arrivee, nous avons essuye 2 jours de pluie de mousson (c'est celle du SE qui commence mais on devrait la quitter en allant encore plus au sud). En quelques heures, Madras est devenue une mare aux canards... pour ne pas devenir l'un de ces canards, nous sommes devenus des rats de bibliotheque et de librairie! L'objectif etant de mieux paufiner notre connaissance sur notre itineraire, et les regions traversees du sud de l'Inde.

Mais le soleil etant revenu hier, nous souhaitions piquer une tete dans la "Grande Bleue"... histoire de nous rafraichir un peu, les ablutions dans le Gange nous ayant mis en appetit... quoique! Pour cela nous avions choisi la plage de Marina beach, longue de 12 km, afin de nous mettre en jambes. Au fil des kilometres, nous decouvrons une realite beaucoup moins exotique que ce a quoi on s'attendait! Je fais remarquer a Eric le nombre de crottes de chien sur la plage...

- "C'est d'autant plus curieux que les chiens ne sont pas si nombreux sur cette si longue plage!

- Et tous ces indiens qui viennent contempler la "Grande Marron", assis sur leurs talons, puis vont la toucher avant de s'en retourner a leur occupation." 

Puis tout s'eclaire (si je puis dire...): 

- "Ce sont leurs toilettes!" 

Ceci nous coupe toute envie de bain! De toutes les manieres, aucun indien se baigne (ils pataugent comme nous), et la mer est tres agitee. Nous continuons notre marche d'entrainement en zigzaguant sur le sable mine! Nous longeons bientot un quartier aux maisons constituees de feuilles de palmes sechees. Une jeune fille me demande 1 roupie (soit 1/53 eme d'Euro!) et cela m'agace d'etre ainsi prise pour une carte bancaire ambulante. Mais rapidement on s'eloigne de la ville, et les visages s'eclairent de sourires. C'est fou! A seulement quelques kilometres du centre anime de la ville on profite de ces premiers sourires si genereux... c'est si bon...

Sur notre carte, une route se poursuit plus loin encore vers le sud, enjambant l'embouchure d'un fleuve... Mais, nous ne trouvons qu'un reste de pont eventre... on realise alors qu'il s'agit d'un reliquat du Tsunami... nous rebroussons chemin a travers le meme quartier... dont les habitants nous apparaissent alors comme des survivants...

 Au programme aujourd'hui: un musee national, cense etre l'un des plus interessants d'Inde. Grosse frustration: 2 des 6 galeries fermees pour cause de renovation, et a l'interieur de celles ouvertes, jusqu'a la moitie de fermee pour cette meme raison ou pour cause de panne d'electricite, etc... la premiere galerie concernant la zoologie, est un ramassis de squelettes et d'animaux empailles et jaunis par les annees (certains ne semblent avoir ete touches depuis 50 ans, au vu de la poussiere...)... je finis au pas de course, un peu ecoeuree. On enchaine ainsi les differentes galeries, depasses par un groupe d'ecoliers, a la limite du footing... dans la seule salle dans laquelle je trouve un interet: celle de la peinture. Entre quelques portaits de gouverneurs anglais, on decouvre des artistes indiens influences par l'impressionisme. L'ensemble reste tres leger, surtout pour les 250 Rs par personne (contre 20 Rs pour les indiens) payes a l'entree ou rien n'est dit concernant le peu de galeries ouvertes... si cela permettait au moins de vraiment renover ce musee, on serait presque content d'avoir paye autant (equivalent de 2 repas pour 2 personnes en Inde)! 

Il nous reste encore 2 jours a Madras avant de rejoindre Kanyakumari (Cap Comorin)... nous commencons a avoir hate de partir marcher... nous nous sentons acclimates, et surtout, suffisamment gras des bonnes choses mangees depuis notre arrivee!

Ecrit par Amandine le 15/10/2005

 

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20 septembre 2005 2 20 /09 /septembre /2005 22:00

Notre voyage, nous l'avons rêvé puis imaginé, projeté et enfin nourri. Voici le "son et lumière" de mots qui nous a accompagné !

 

Récits, essais et romans:

Alexandra DAVID-NEEL: Journal de voyage
Dominique LAPIERRE: Il était minuit cinq à Bhopal
Dominique FERNANDEZ: Sentiment Indien
Régis AYRAULT: Fous de l'Inde
Arundhati ROY: Le Dieu des petits riens
Marc BOULET: Dans la peau d'un intouchable
Samina ALI: Jours de pluie à Madras
Rudyard KIPLING: Le second livre de la jungle
Rudyard KIPLING: Kim
Catherine CLEMENT: Gandhi: athlète de la liberté (Découverte Gallimard)
Marie- Luce BARAZER et Bruno DAGENS: Shiva, Libérateur des âmes et Maître des dieux (Découverte Gallimard)

films:

Gandhi - 1982 
Swades: We, the people - 2004
Monsoon Wedding - 2002 
Salaam Bombay - 1987 
Lagaan - 2001 
Coup de foudre à Bollywood - 2004
 

 

Sons indiens:
West meets East - Ravi Shankar / Yehudi Menuhin
Live at the Monterey International Pop Festival - Ravi Shankar 
Homage to Mahatma Gandhi - Ravi Shankar 
Haveli - Mukta 
Jade acustica - Mukta 

 

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Published by AMERIC - dans Nos lectures
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